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Frédérique Riba Sarat à travers l'oeil du sténopé

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Frédérique Riba Sarat  à travers l'oeil du sténopé
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15 mars 2023

Printemps des Poètes 2023

Magellan par ZweigLe navigateur Magellan entreprit, le 20 septembre 1519, le premier voyage autour du monde en découvrant un passage à travers l'Amérique du sud, un détroit qui porte son nom. Il fut le premier à découvrir l'océan qu'il baptisa "Pacifique". 

Le documentaire magistral du voyage du grand explorateur "L'incroyable périple de Magellan" (novembre 2022 sur Arte) relate la vie de cet aventurier du XVIème siècle parti de Séville dans le but d'atteindre les Îles Moluques ouvrant la route maritime des épices. 

L'extraordinaire récit biographique "Magellan" publié par Stefan Zweig en 1938 plonge le lecteur dans une aventure sans pareille au coeur des affrontements, des rivalités, des mutineries et d'autres épreuves émaillant cette traversée pendant laquelle il a dû surmonter avec ses équipages le froid, les tempêtes, la faim, les maladies... Sa découverte participe au progrés, à la connaissance, au besoin humain. Rien n'arrêta sa détermination, son dépassement de soi, il viendra à bout de ses convictions et parviendra à trouver le chemin pour réaliser le tour de la Terre. 

Le poème de José-Maria De Hérédia (1893) permet d'illustrer la grandeur de ce prestigieux navigateur que fut Fernand de Magellan (vers 1480-1521).                    

LES CONQUÉRANTS

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,

Fatigués de porter leurs misères hautaines,

De Palos de Moguer, routiers et capitaines

Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal.

 

Ils allaient conquérir le fabuleux métal

Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,

Et les vents alizés inclinaient leurs antennes

Aux bords mystérieux du monde occidental.

 

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,

L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques

Enchantaient leur sommeil d’un mirage doré ;

 

Ou, penchés à l’avant des blanches caravelles,

Ils regardaient monter en un ciel ignoré

Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 mars 2021

Printemps des poètes 2021

Édition 2021Je propose une poésie de Charles Juliet dont le dernier recueil

POUR PLUS DE LUMIERE, publié chez Gallimard, m'a accompagnée cet hiver:

Bribes

ce lointain souvenir

si souvent réapparu

 

en se rendant à l’école

l’enfant passe devant

la haute et large porte en bois

où flambent les vives couleurs

des affiches qui le figent sur place

fasciné

 

mais un jour

des lambeaux de ces affiches déchirées

pourrissent dans l’eau noire

d’un trou creusé dans l’asphalte

par l’hiver

 

des années plus tard

cette vision s’impose à lui

comme des lambeaux

d’une vie jamais vécue

quand vient le hanter

le sombre destin

de la mère morte

 

(Extrait de Moisson 2012 - Charles Juliet - Anthologie personnelle/Gallimard-Poésie 2020)

 

 

 

26 janvier 2021

Bonne Année 2021 !



avec les couleurs des bleus de l'été contre la morosité due à la pandémie du Covid 19 qui sévit sur le monde .

9 octobre 2020

Hommage à Jean GIONO

Jean Giono photo

Jean Giono – Plus jamais ça

 Plus jamais ça. 1938, dans Refus d’obéissance, Jean Giono écrit : "Ce qui me dégoute dans la guerre c’est son imbécilité. J’aime la vie. Je n’aime que la vie. A la guerre j’ai peur, j’ai toujours peur, je tremble, je fais dans ma culotte. Parce que c’est bête, parce que c’est inutile. Quand je disais : Jamais plus, ils me répondaient tous « non, non, jamais plus ». Ils avaient peur de la guerre comme moi."

Au lendemain de la Première Guerre Mondiale et jusqu’à la fin de sa vie Giono lutte contre la guerre. Il confie : « J’étais riche en images infernales ». Matrice de son œuvre, il exorcise ce stock d’images par la littérature. 1939, Recherche de la pureté, Giono s’élève farouchement contre l’enrôlement, le commandement, l’héroïsme, la sublimation de la virilité. A Verdun, alors que le communiqué officiel parle d’héroïsme, il dit : nous tenons parce que les gendarmes nous empêchent de partir, nous fuyons de tous les côtés. Il a vu la chair des hommes hachée, pulvérisée par les mitrailleuses, les morts éventrés mêlés à la terre, le nez dans la boue. Il décrit la barbarie, les terribles dysenteries sanglantes des soldats dans les tranchées, la putréfaction, le grouillement des vers, les rats boulottant la pâte de chair, les corbeaux becquetant les yeux des morts qu’on retrouve dans la scène d’ouverture dans Le Hussard sur le toit où les horreurs du choléra rappellent celles de la guerre.

La guerre conçue et préparée par des vieillards, des financiers, des politiciens qui regrettent leur virilité perdue, est basée sur l’obéissance passive, absolue des hommes jeunes. La puissance des ordres des chefs terrorisent, menacent par un poteau, une corde et un bandeau sur les yeux pour manquement au règlement.

L’écrivain Giono pacifiste est né de cette douloureuse expérience vécue dans sa jeunesse. En 1925 dans son premier texte Naissance de l’Odyssée, le retour de la guerre de Troie d’Ulysse fait miroir au retour de guerre de Giono. La même année la nouvelle Ivan Ivanovitch raconte une amitié entre deux soldats de langues différentes, entre homme et nature, avant de se quitter pour toujours.

Dans ses romans Giono ne cessera de décrire des batailles. 1931, il démontre l’absurdité de la guerre dans Le Grand Troupeau : le grand chaos, les liens distendus entre soldats et familles, l’horreur, les boucheries peu héroïques, le déséquilibre au combat, l’abolissement des rapports des combattants, la déshumanisation. Le thème de la forêt-armée en marche est suggéré dans l’imaginaire de Batailles dans la montagne en 1937. Dans Les Vraies Richesses, l’évocation du tableau de Paolo Uccello, la Bataille de San Romano, a quelque chose d’apocalyptique. De son côté L’homme qui plantait des arbres offre la description d’une nature rappelant le spectacle des champs de batailles : dans une désolation sans exemple, un squelette de village et un clocher écroulé. L’Angelo du Bonheur fou traverse la révolution, la guerre civile et la guerre à l’Autriche, tandis que le capitaine désœuvré d’Un roi sans divertissement est le protagoniste d’un roman de sang et de cruauté. Son dernier récit de bataille sera le Désastre de Pavie.

« Je ne peux pas oublier. Je ne peux pas pardonner ».  Pour Giono le héros est celui qui reste en vie. Avec espoir et volonté il cherchera à éviter la guerre par ses interventions et ses écrits de 38/39 en militant pour le désarmement et pour la paix en Europe. Il connut pour cela l’emprisonnement.

 Frédérique Riba Sarat- juin 2020

Article publié dans La Gazette de Lurs N°45 page 11

Hommage pour le cinquantenaire de sa mort le 9 octobre 1970 à Manosque dans les Alpes de Haute Provence.

 

29 septembre 2020

Lecture de rentrée septembre 2020

Nord-EstNord-Est (roman Fr. 2020) / Antoine Choplin (Ed. La Fosse aux Ours 2020)

C’est à nouveau un très beau roman d’Antoine Choplin que je termine.

Les relations humaines qui lient les personnages en font une histoire dense et sensible autour d’un sujet intemporel. Un camp vient d'ouvrir ses portes. Hommes, femmes sont libres, leur passé tisse l’intrigue au fil des pages. Mais tout n’est pas dit. Le lecteur est en suspend et en chemin avec ce groupe de personnages aux caractères différents alliés dans un projet commun momentané car chacun suivra sa route : rejoindre à pied les plaines du nord en suivant la direction Nord-Est, en traversant les hautes montagnes que l’auteur nous livre dans des descriptions authentiques dans l’action autant que dans l’observation des paysages. C’est le récit d’une expédition avec ses métaphores comme dans un western jalonné d’obstacles, de drames, de désillusions, où l’espoir n’est jamais abandonné mais entretenu pour chacun grâce à l’aide du groupe.

La narration en écho à notre contexte contemporain évoque les vagues migratoires, les ruptures et les internements, les mutations géographiques, et retrace avant tout des moments de vie profondément humains.

A lire dans notre contexte actuel où l’individualisme envahissant prime.

FRS – 22 sept. 2020

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15 août 2020

Jour de L'assomption

Les Frari - Venise

Les Frari - Santa Maria Gloriosa - 

à Venise, dans la basilique fransicaine à l'intérieur solennel et riche en chefs-d'oeuvres, tous les regard convergent vers le fond de l'abside centrale qui acceuille, au fond de l'autel, tel un bijou encadré d'un retable de marbre, L'Assomption de la Vierge (1516-1518) du peintre Le Titien.

L'Assomption de la Vierge - Le Titien - Frari - Venise

21 mai 2020

Jeudi de l'Ascension - Jour férié

Un partage.

Aujourd'hui jour de l'Ascension, je me rappelle avoir vu et admiré deux tableaux sur ce thème à Venise en mars et avril 2019.
Une époque où les thèmes religieux étaient omniprésents dans la peinture, une occasion de montrer la vie, les sentiments à travers l’expression des corps, avec les ciels fabuleux, les décors...  
Voici mes photos en PJ. Prises de vue amateur.
Sur internet, bien sûr, on les trouve aussi, de meilleure qualité.
Penser à l'Art qui nous entoure et qui nous fait vivre!
FRS

Venise-Véronèse Ascension -1560-S

-à l'église San Francesco della vigna, chapelle Barbero, 1ère commande vénitienne au peintre Paul Véronèse (1528/1588) : L'Ascension (1560), à droite.

 

-à la Scuola Grande de San Rocco, le peintre LeTintoret (1519/1594) qui décora les salles de 56 compositions entre 1564/1587; à la salle supérieure, on découvre L'Ascension, à gauche.

Venise - Scuola Gde San Rocco-Tintoret-Ascension

 

 

 

 

                                                                                              

14 avril 2020

Vers l’ailleurs

Vers l’ailleurs

FRS - 14 avril 2020

13 avril 2020

Confinement 5ème semaine

Matinale lundi de Pâques

FRS - 13 avril 2020

12 avril 2020

Jour de Pâques

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FRS - 12 avril 2020

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Lectures

livre poésie-Pour plus de lumière

 Livre Ecrits pacifiques Giono

Les vraies richesses +photos

 











Le bonheur fou


 
















 

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